Bienvenue

Eh oui, malheureux, vous avez atterri sur un blog personnel inutile...



Alors pour faire court : je n'ai toujours pas de passion à transmettre, pas vraiment de vie professionnelle exaltante à raconter, surtout pas d'enfants à élever, pas des masses d'amis, mais bon, des fois j'ai des collègues de bureau...



mercredi 12 juin 2013

Boule de crystal

Quand je relis les quelques rares billets distillés dernièrement, je me rends compte de l’insatisfaction totale liée à ma vie professionnelle qui me pousse à dire des choses pas très gentilles gentilles...
J’ai beau essayer de m’enthousiasmer fortement pour ma profession, de rester positive et de prendre du recul, à force de prendre du recul, je tombe dans le trou tout en gardant un sourire forcé.

Je m’explique : je n’aime plus mon travail et il faut que ça change. Youpi, moi aussi me direz vous ?!!!

Dès que je me mets à réfléchir au changement qui devrait être maintenant, deux solutions s’offrent à moi :
-       1 - gagner une grosse somme d’argent qui me permette de vivre correctement jusqu’à la fin de mes jours sans rien faire ou du moins tout en continuant mes activités extra professionnelles sans contraintes (probabilité : 0% de réussite dans les 50 années futures)
-       2 - Devenir comédienne sans travail (probabilité :1% de réussite dans les 50 années futures)
-   3 - Devenir comédienne avec du taf souvent (probabilité : 0% de réussite dans les 50 années futures)

La perspective de rester encore 25 ans devant un ordinateur, les fesses trop larges sur ma chaise 9 heures par jour, 5jrs/5 dans un bureau surpeuplé - ou toute seule - me donne de plus en plus de l’urticaire sévère et me plombe le moral tout en me fichant l'envie de hurler tard le soir comme les loups.

Ainsi, afin de changer de métier, pour lancer la solution 2 (laissons tomber la solution 1 et la 3) il faudrait que je mette en place une stratégie du changement, un objectif à atteindre dans un délai réaliste.

Et là, c’est le yoyo.

Des jours je me dis : oui, oui, nouillasse, génial, vas-y, donne toi la chance, tente de rentrer dans une école de théâtre à 40 piges (c’est gagné d’avance !! hips !!!) ou plutôt négocie avec ton chéri pour qu’il te nourrisse pendant au moins 3-4 ans afin que tu ne crèves pas la bouche ouverte en tant qu’artiste ratée, rongée par l’angoisse des projets qui ne tombent pas…

D’autres jours je me dis : non mais arrête de rêver, tu ne sais rien faire d’autres que taper vite sur ton clavier, répondre au téléphone et faire des sommes exactes dans excel, garde donc tes compétences pour les grandes entreprises mondiales qui te réclament à corps et à cri, mène ta vie pépère et profite de tes weekends et de tes hobbies.

On va dire que je suis gémeaux et que je suis constamment entre deux feux et deux phases de yoyo (pas mal l’explication hein ?) et que si j’en reparle dans 12 ans, je serai toujours au même niveau.

Allez cessons de geindre, un grand dilemne m'attend demain au boulot : comment débloquer le profil voyageur de mon chef pour qu'il puisse voyager car son profil est bloqué par une xxxxxx de date de fin de validité de carte de fidélité voyage de mes xxxx....


xoxo


samedi 1 juin 2013

La Fête du Travail (bis)

1er mai -> 1er juin

Un mois que je ne travaille plus sur ce blog ! C'est la fête.
C'est la flemme, c'est la grosse grosse flemme et c'est l'impression de raconter tout le temps la même chose qui me freine.

Allez, encore un mois et sûrement l'inspiration me reviendra...


xoxo

mercredi 1 mai 2013

La Fête du Travail

Yep.

Yep.

Yep.

Vous l'aurez remarqué, zéro inspiration en ce moment, ni pour partager ma joie immense de retravailler dans une grande entreprise, ni pour partage ma joie immense de faire de l'impro, du train, du rentre dedans à personne, du jardinage de balcon béton, du ménage de jour du travail, du déclaration d'impôts sur le revenu, du regardage de Twin Peaks, du bouturage de plantes qui ne meurent pas sur mon balcon, du regardage de télé, du nettoyage de meuble de salle de bain avec vieux parfums virés, du lisage de livre que je n'arrive pas à tenir 2 pages sans m'endormir, du organisage de jours de viaduc de départ dans le sud pour voir la mer.

Yep.

Yep.

Yep.


xoxo

lundi 22 avril 2013

l'attaque

L'attaque de la 3ème semaine dans la nouvelle (et pas si nouvelle que ça) grande entreprise pulvérise tous les records.

2 semaines de folie furieuse, avec un nouveau chef bigleux, une nouvelle collègue qui vit dans un capharnaüm, une nouvelle big big chief en tailleur cuir.

Le tout arrosé d'un plan social où personne ne comprend pourquoi je suis arrivée là alors qu'une grande partie des gens vont perdre leur emploi. Autant dire que je ne suis pas la bienvenue à la machine à café ! Vade Retro Satanas !

Les records battus sont : un bureau seule, mais vraiment seule, un ennui massif, mais alors massif de chez massif, un non accès aux informations, mais alors quelque chose de méchamment inaccessible, un non poste informatique pendant presque 2 semaines. Bref, la troisième semaine commence et je vais enfin pouvoir commencer à travailler... vu que j'ai un ordi qui fonctionne enfin...

Demain c'est mon 3ème mardi, avec réunion de service à la clé...

J'ai comme qui dirait, une envie FOLLE...


Motivée motivée motivée.

xoxo

lundi 8 avril 2013

on the road again

Comme Mac Fly, me voilà back to the future.

C'était en 2009 que je quittais une grande entreprise. Je l'ai retrouvée ce matin. Les murs n'ont pas bougé. J'ai vu plein de têtes connues lors de cette première journée et j'ai surtout réalisé que je n'étais pas la seule à avoir pris des tas de kilos ! Ah !

Mon chef a l'air de faire partie de la catégorie des gentils, mais il faut se méfier quand même. Par contre l'incompréhension est totale car un wagon se prépare et tout le gotha se demande ce que fait une vieille intérimaire trop chère dans le paysage alors que toute la crème va être écrémée dans les prochains mois.

Summun du summun, j'ai mon propre bureau (pièce), énorme, muni d'un bureau (meuble) en angle et plein de tiroirs. Comble du summum, j'ai ma propre clé pour le fermer comme je veux et mon propre chauffage que je peux régler comme je le souhaite !

A midi j'ai retrouvé mes vieilles copines baveuses de cancans, et comble du comble, j'ai pu voir de près ma remplaçante qui se rendra chez mes anciens tôliers sous peu. Nous n'avons pas été présentées, il ne manquerait plus que cela, mais qui sait...

Recomble du comble, dans le train du matin j'ai revu la bande à Bono, et dans celui du soir, rerecomble du recomble, j'ai fait un bout de chemin avec mon ancienne chef de la grande entreprise qui n'osait pas m'avouer qu'elle m'avait trouvé une remplaçante. Je n'ai pas pu tenir ma langue et je lui ai avoué que je savais qui c'était et que je connaissais même son prénom ! (vous suivez toujours ???)

Ah, le monde n'est pas petit, le monde n'est pas minuscule, le monde est à MOI !!! MOI MOI OUI MOI AH AH AH AH AH AH (rire sarcastique du méchant dans les films).


XOXO !






vendredi 5 avril 2013

Echange standard

J'avais sorti la panoplie de la parfaite assistante.

Ce matin j'ai tout donné, j'ai fait ma meilleure performance, maquillage léger, les petits bijoux en or porte bonheur, le chignon relevé, l'oeil mutin, et la classe intersidérale, habillée tout de noir avec écharpe orange et chaussures orange.
Je les ai tous flingués.

Le résultat vient de tomber. Lundi 9 heures faut que je sois opérationnelle et je reprends dans la grande entreprise que je connais déjà !

Ah coup du destin...


En plus, je vais côtoyer la fille qui vient d'être sélectionnée pour me remplacer dans l'autre grande entreprise et qui elle, attaquera à mon ancien poste fin avril !

Un truc de marteau.

Echange standard.


Elle gagne un contrat à durée indéterminée dans la grande entreprise surchauffée et surpeuplée. Je gagne quelques mois d'intérim dans la grande entreprise un peu surchauffée mais avec un bureau personnel donc je pourrai mettre le chauffage comme je veux, et aérer, et bouger et me gratter le nez devant l'écran, et péter, et roter, et sniffer de la colle, et surfer sur le net, bon bref, je vais pouvoir glander !



xoxo

jeudi 4 avril 2013

Chupa Chupa

Je ne réponds pas aux appels sur le téléphone fixe car on veut toujours me vendre des surgelés ou des fenêtres, mais sur le portable je réponds, car souvent c'est pour m'inviter ou me demander de travailler.

Pas manqué, ce matin ma banque a voulu m'inviter à venir faire connaissance avec ma nouvelle conseillère financière et mon agence de ploiploi temporix me demande de travailler, ou plutôt elle m'invite à un rendez-vous pour du travail.

Le travail serait dans la grande entreprise à 5 étages dans laquelle j'ai déjà travaillé il y a de cela 3,5 ans. Est-ce un retour en arrière ? En tous les cas demain je retourne dans les bureaux pour un entretien, je parie qu'ils n'auront pas pris une ride, les bureaux. Moi, si.


xoxo

Nic

Tant pis, j'aurai l'air has been, mais ce soir, si la chance m'est donnée dans le groupe, je chanterai du Nicoletta.  Au moins, cela fera découvrir cette magnifique chanteuse à tous ces jeunots et jeunottes qui ne la connaîtront pas.



Xoxo




mardi 2 avril 2013

aïe woooooollde biiiii iouououou

Chanter peut-être mais chanter en français.
Pour jeudi il faut que je connaisse une chanson française par coeur. Moi qui me gave uniquement de chanson anglo saxonne kitsch, pop, soul, funk sur des radios internet, je suis dans la panade.

Les seules chansons françaises que j'aime et que j'adore sont celles interprétées par Nicole Croisille et Nicoletta, qui ont toutes les deux leur charme mais ... un peu beaucoup suranné.

Donc je cherche, mais pour l'instant je n'en n'ai qu'une en lice et si je la garde je vais débouler avec mon sac à Kitsch jeudi soir et je vais faire pleurer dans les chaumières... de rire.


Tant pis, moua c'est moua.

A moins qu'une autre chanson facile à apprendre par coeur ne me vienne à l'esprit.
Des propositions ?



xoxo


vendredi 29 mars 2013

profilage

Ce matin j'ai tout de même appelé l'agence de le travail temporaire. Voilà la vraie réponse. Je n'ai pas le bon profil demandé par la grande entreprise. Donc mon profil a été mis de côté. Ou plutôt, mis dans la poubelle.

Sur ce, pas le temps de s'apitoyer sur son CV qui remplit la mémoire de la poubelle d'une grande entreprise, il faut préparer les bagages de toute la petite famille, les repas familiaux de la fin de semaine nous attendent.



xoxo

P.F.I.O.U.

Pas de nouvelles = bonnes nouvelles.
Pas de rendez-vous ni de convocation, je demeure femme d'intérieur.
pfiuit.



xoxo

mardi 26 mars 2013

crottes

La grande agence de le ploy de les assistantes tampix m'a laissé un message aujourd'hui pour me demander si j'étais libre et si je voulais travailler.

Bien obligée de dire oui car je suis une béni-oui-oui, mon CV est donc sur le bureau d'une dame ou d'un monsieur qui me voudra peut-être... ou PAS !

Je croise les doigts... pour le PAS !

xoxo

frappe moi le front

J'ai eu la fantastique idée de donner des instructions à l'homme de la maison.
A sa question : "faut faire des courses ?" posée à 17h12, j'ai répondu à 17h14 "oui, des légumes".

Je me retrouve avec un frigo rempli d'endives que l'homme de la maison souhaite déguster au jambon / béchamel ...
Une salade verte, qu'il va falloir laver avec mes petites mains délicates dans l'eau fraîche de l'hiver...

Ce matin, bien sûr, j'avais tout oublié. C'est en ouvrant la porte du frigo que ma bêtise m'est revenue à l'esprit.
Moi qui voulait me faire un plat de pâtes à midi et glander cet aprem...



xoxo

lundi 25 mars 2013

Ma liste

On est lundi, ma liste de la semaine est faite. Elle est sur mon cahier catch. Elle est belle car elle est bien écrite, elle a exactement 13 points. Elle va m'accompagner toute la semaine et si j'arrive à cocher au moins 2 points sur cette liste d'ici vendredi, ce sera déjà pas mal !

- manger tous les ferrero rochers
- se faire les jambes



hopla, la femme d'intérieur sait toujours prendre soin d'elle et de sa to-do-list.



xoxo

vendredi 22 mars 2013

Miss Vendredi

Elle a, par manque d'échauffement, une petite déchirure musculaire à la cuisse et au mollet gauche, dues à l'effort physique donné en séance d'improvisation. Comme quoi, elle a encore du boulot à effectuer.

Elle a mal dormi sur le clic clac de la fille qui a le même patrimoine génétique qu'elle. En cause, trop de choses dans le cerveau et cerveau trop petit, donc impossible de tout ranger au carré avant la phase de sommeil, ça débordait des tiroirs.

Elle a rendez-vous avec l'homme de la maison dans une galerie commerciale en début d'après-midi, ce qui veut dire qu'elle va aller traîner ses guêtres dans les magasins AVANT que l'homme de la maison débarque. Par conséquent elle aura déjà assouvi ses pulsions et sera zen, détendue, relax, peinard à l'arrivée de l'homme bougon qui ne comprendra pas pourquoi il est là et qui aura mal aux pieds en moins de 27 minutes de déambulation forcée.

Elle a du mal à se faire à la collectivité en général, même si elle adore et admire l'être humain et sa complexité, la collectivité la gonfle... des fois...

Elle est addict aux e-mails et au blog auxquels elle s'accroche pour prouver qu'elle existe, alors elle pique l'ordinateur et la connexion de la fille qui a le même patrimoine génétique pour vérifier qu'elle a bien reçu tous ses mails de pubs.

Elle va surtout se bouger le xxl et sortir voir la grande ville.



xoxo



jeudi 21 mars 2013

Miss Jeudi

Elle a tout le temps désormais pour faire de la pub pour ses prochaines apparitions publiques et polluer les boîtes mails des gens qui aiment la voir faire de grands monologues classiques sur scène.


Elle a également le temps de se maquiller (encore ! mais ça devient une manie !)

Elle a le temps pour aller déposer son dossier de demande de zdik qui va être refusé par le pOpOl Leeploy.

Elle a le temps de rien faire quoi, même pas le temps de se faire les poils noirs qui duvettent ses mollets.

Entre temps il faut retourner à la grande ville, sortir de l'appartement (ah bon, il y a une porte d'entrée / sortie à ce clapier ?) Prendre le train, le métro, faire bip avec les cartes à puce et se peler car il fait encore froid, malgré le pull !

Mais quand, quand va-t-elle pouvoir faire du topless sur sa terrasse béton carrelage ?



xoxo

mercredi 20 mars 2013

Miss Mardi

Ca y est, je fais tellement de choses que je ne sais plus quel jour nous sommes.
La bonne nouvelle de l'année c'est que nos minis efforts à l'homme de la maison et à moi-même sont en train de payer. Nous ne sommes pas trop des tanches lors de notre cours de rock / salsa hebdomadaire car nous avons eu la lumineuse idée de répéter chez nous la choré' lundi soir.  On a l'air bête sur notre parquet à compter 1-2 3et4 5et6 mais ça marche ! Hier soir lors du cours, l'homme de la maison s'est surpassé sans suer sang et eau.

Ouf, pour le rock nous assurons un minimum, par contre, la salsa... c'est une sorte de bloubiboulga immonde ou des fois j'ai l'impression que l'homme de la maison fait le grand écart debout. C'est difficile à comprendre mais il me sort des pas immenses qui n'ont rien à voir avec la choucroute, j'ai le sentiment qu'il fait son pas le plus grand pour que je fasse "whouahou" ou alors il essaie juste de me montrer qu'il sait faire...  Je ne sais pas encore, j'ai du mal à déterminer si c'est peut-être aussi pour reprendre son équilibre ou si son cerveau l'emmène dans des contrées lointaines...

BREF, je suis rentrée heureuse, car même si nous ne sommes pas le couple le plus glamour (y'a des gens qui vraiment se la pètent... !) nous ne sommes pas les plus mauvais et nous arrivons à suivre ce que dit la prof ! (enfin ... presque).


xoxo

mardi 19 mars 2013

Folliche

Journée de dingue lundi, alors attention journée de déglingos mardi.
Hier 2 fois on a sonné à ma porte. Une sorte de follie passagère s'est installée dans mon chez moi. Une première fois pour récupérage de clés des voisins, la seconde fois pour soucis d'écoulement d'eau chez d'autres voisins.


Aujourd'hui, il est à peine 9 heures et je suis déjà en train de m'habiller et je vais manger chez une copine à midi. Autant dire que la journée va être menée sur les chapeaux de roues.

Adios la vie peinard, à moi les grands frissons !


xoxo

lundi 18 mars 2013

Miss Lundi

La vie de femme d'intérieur peut être trépidante. Hier j'ai récupéré sur la porte de garage de l'un de mes voisins son trousseau de clés.
Aujourd'hui je joue les Miss Marple de choc afin de savoir pourquoi les voisins ne sont pas encore rentrés chez eux et qu'ils ne sont pas encore venus récupérer leurs clés alors que j'avais mis un mot sur la porte de leur garage. J'ai tenté de les contacter via l'outil du siècle, le téléphone...

Tiens tiens, une nouvelle enquête pour passer le temps du lundi, comme si je n'avais que cela à faire !



xoxo

vendredi 15 mars 2013

THE achievement

Aujourd'hui j'ai retrouvé mes racines de fille de la montagne. J'ai débité un sapin en petits bouts.
J'ai sorti ma scie, mes gants, ma polaire, mon jean de bucheronne et j'ai découpé notre magnifique sapin de noël qui végétait, allongé, roussissant sous le soleil du sud, sur le balcon. Et ce depuis fin janvier...

Houps, les voisins d'en face doivent être heureux, leur vue est désormais dégagée.

J'entends déjà le son de la voix du monsieur disant à sa dame.
"Ah ben ça y est, les deux gros en face ont fini par virer leur sapin de noël ! C'est pas trop tôt".



xoxo

jeudi 14 mars 2013

Ce soir je largue...

Ce soir j'abandonne ma sacro sainte activité du jeudi soir.
Ce soir je remplis mon devoir d'habitante d'immeuble en béton de la ville moyenne du presque centre de la France.
Ce soir je décide de rien, mais j'approuve les comptes de l'immeuble ultra moderne dans lequel j'ai mon clapier à crédit.
Ce soir, au lieu de m'éclater sur de l'impro avec des hommes et une femme, je vais m'éclater les yeux sur les comptes d'exploitation d'un bâtiment à étages.
Des fois, mes priorités dans la vie me laissent pantoise.
Bon à la fois, il faut aussi que les gens s'habituent à vivre et à improviser sans moi car des fois j'ai l'impression de les sur-emmerder avec ma grande bouche.


D'ailleurs ce soir l'homme de la maison migre dans la grande ville pour se faire une soirée homme à hommes avec des geeks barbus de sa caste.



Par conséquent, après ma réunion vitale sur l'avenir de mon bâti, je vais pouvoir profiter d'une soirée SEULE à la maison ! Une sorte d'exception, de "treat" comme disent les british, un cadeau de Dieu pour mes bons et loyaux services à la communauté !

J'espère que mes joujous sont rechargés... check check check !


xoxo

crazy me

Non mais je rêve ou sous prétexte que je suis de nouveau en mode "femme d'intérieur comblée" la neige et le froid se pointent, histoire que je ne puisse pas profiter de mon balcon en mode bronzing de femme lascive s'ennuyant lorsque son compagnon est au travail ?

Amenez moi le printemps, que je lui fasse une grosse léchouille.

xoxo

Soeur Sourire

C'est moi !

Ce matin, après une bonne nuit de sommeil réparateur et de rêve syndicaliste, j'ai pris ma douche avec le sourire. La banane quoi. Le plaisir de rien foutre de la journée, c'est quand même le meilleur anti-dépresseur.
 
Mais je suis quand même un peu chagrinée par mon rêve.
Dans ce rêve, il fallait que j'explique à des collègues hommes (ouh ouh ouh des mecs en bleu de travail la petite cinquantaine grisonnante... un fantasme ?) pourquoi j'avais quitté mon poste alors que j'étais en CDI. Un des gars m'expliquait que c'était une trahison envers l'entreprise qui m'avait fait confiance et alors que je préparais ma réponse ultra politique sur l'égalité et l'injustice dans le boulot, il s'en va, ne m'écoute plus et va se chercher des frites au self.


Voilà, c'était mon rêve de ce matin. Une grande claque. Une révélation. Un discours syndicaliste ne tient pas devant une assiette de frites.


xoxo.


mercredi 13 mars 2013

Non ! ou Plutôt ! Oui !

J'ai la réponse !

Je ne suis pas alcoolique.

J'ai tenu de samedi soir à mercredi soir sans alcool.

Soient : 4 jours complets.

Je ne suis donc pas alcoolique.

Mais bientôt je le serai.


xoxo

chez Dédé

Deux jours de suite avec maquillage, mais rêve-je ? Que devins-je ?

Oui, c'est une grande première depuis plusieurs mois : aujourd'hui je me suis de nouveau maquillée et mise sur mon 30 pour aller parler à la dame qui donne de le travail de le rêve à les gens qu'elle aime bien.

J'avais sorti la panoplie. Les boucles d'oreille en or, les cheveux relevés, le petit collier en or fin, le petit pull noir et le maquillage discret de l'assistante chevronnée, efficace et rigoureuse.
Beuark, je n'aime pas mais c'est un rôle de composition que je reprends à chaque fois qu'il faut repasser des entretiens d'embauche.

Résultat : génial, parfait, la petite madame m'a dit que pour l'instant elle n'avait rien à me proposer car je ne parle pas russe et je n'ai aucune connaissance en mécanique mais que on ne sait jamais, elle compte bien me donner du travail rapidement car je suis pile poil son type de profil qu'elle recherche tout le temps, en plus je suis fidèle. Oooooooooo oui.

Merci madame, à bientôt.

N'empêche que j'avais vu juste car : elle avait les cheveux relevés, le petit chignon, les boucles d'oreilles en or, le maquillage discret, les mèches blondes et la jupe noire stricte des dames qui font passer des entretiens de le bauche pour le sous.

xoxo




mardi 12 mars 2013

l'heure est grava

2ème jour de femme d'intérieur comblée.

Une aubaine, j'ai le temps de me regarder dans le miroir le matin ; de plus je suis de sortie dans la grande ville pour cause d'assemblée générale de "qu'est-ce qu'on pourrait improviser l'année prochaine".
Par conséquent, étape maquillage obligatoire. Bizarre bizarre de se remettre du fard à paupière en prenant le temps... vraiment bizarre...

My Gode ? Ai-je donc oublié les principes simples de la vie ? Prendre le temps de se regarder dans le miroir le matin.

Bordel de bordel, mon cerveau me joue des tours. Oui, j'ai de nouveau le droit de ne pas courir de partout et de ne pas penser à la minute d'après quand je suis déjà en train de vivre une autre minute tout en analysant la minute qui vient de se dérouler.


Comble du bonheur, j'ai retrouvé par automatisme dans la gare mon petit jeu du "et si je tentais de m'asseoir près du mec le plus beau de la rame"


Bon, j'ai des progrès à faire... il faut que je me fasse confiance car je me suis retrouvée assise à côté de la femme au plus beau sac à main de la rame pour le voyage retour de la grande ville.


Ferai mieux demain.
Thérapie en cours.


xoxo


lundi 11 mars 2013

Motto

3ème lessive de la journée étendue, et encore je n'ai pas changé les draps de la maisonnée. Encore heureux que je ne tienne pas un gîte ou une chambre d'hôte...

Excellente étape du jour, j'ai posté les deux courriers administratifs que j'avais à composer pour l'homme de la maison.

Autre étape significative de mon retour à la vie de femme d'intérieur, j'ai copieusement rempli mon assiette de pâtes à midi.
Zéro légumes, Zéro fruits, le frigo est vide. J'ai donc demandé instamment au travailleur forcé de passer par la case "courses vitales" ce soir en rentrant du travail. Je ne suis pas "la bonniche" non plus.

Par contre, étape fondamentale du jour, j'ai formulé une réinscription à l'agence nationale du travail de ses rêves, le tout sans sortir mon derrière de mon intérieur cosy et presque propre.

Dernière étape vitale de ma première journée de femme d'intérieur, j'ai rattrapé tous les épisodes d'AGB qui manquaient à ma culture générale, et j'ai également repris les Fires of Love, mais là, j'ai calé, une sorte d'overdose pointant son nez, lorsque pour la énième fois je me suis retrouvée devant une folle furieuse qu'on menace d'interner et qui n'est autre que la soeur disparue il y a de nombreuses années d'un des protagoniste, qui s'est fait refaire le visage par l'ennemi juré de tous et qui revient hanter les mornes journées des habitants de Genoa City.

Là, mon coeur à dit stop, et je me suis remise au dégraissage de ma table de cuisson. Ce soir elle brille, on ne va donc rien manger de chaud. Toute femme d'intérieur qui se respecte économise ses forces et la propreté de sa cuisine.



xoxo

premier pas

Après un weekend dans la verdure avec le nez au soleil, quelques larmes versées encore car finalement ce bordel m'a pas mal atteinte au cerveau et à l'amour propre, ce matin débute ma nouvelle vie de nouvelle femme d'intérieur.

7h50 : réveil par le bruit de l'homme de la maison qui va gagner sa croûte et la mienne dans son usine
8h30 : douche

9h28 : premier coup de fil de pub sur le téléphone fixe de la maison, de quoi vous mettre une femme d'intérieur en pétard
9h45 : rendez-vous pris à l'agence privée qui vous place en intermittence chez des entrepreneurs en manque d'assistante
9h50 : lancement de la lessive n°1

Cette fois-ci c'est parti, ma liste de tâches est à donf... faut que ça carbure.

J'ai d'ailleurs un sapin de noël à débiter sur le balcon...
hips.


xoxo

vendredi 8 mars 2013

Hier ce fut fini.

Bureau propre, dossiers soldés, pas grand chose à faire, je n'ai pas attendu la fin de l'après-midi pour partir.

Je m'en suis allée sans aucun aurevoir, sauf rapidement aux colocataires de galère, mais sans chercher à faire le tour des bureaux pour recueillir les phrases hypocrites de rigueur. Mais avec l'esprit soulagé, car j'ai pu voir le grand chef le matin et tenir des propos cohérents, factuels (merci pyjama hyper sexy) et je n'ai pleuré, mais qu'à la toute fin de l'entretien et pas au début, donc l'honneur est sauf.




xoxo

mercredi 6 mars 2013

Demain c'est fini.

Aujourd'hui l'ambiance fleurait bon le sapin au bureau car j'ai dû recevoir en tout et pour tout 10 e-mails, pas vraiment plus. Comme quoi, on est vite mis de côté, ça aide à faire le deuil.

Demain matin à la fraîche j'ai rendez-vous avec le grand chef, ensuite il va falloir tenir toute la journée et surtout négocier un départ en toute discrétion.

Aujourd'hui ma chef a rencontré une candidate.

Demain peut-être si ça se trouve, ma wonder remplaçante commence ?
Non, ce serait ultra rapide je pense...

Enfin, cela fera un peu de sang neuf dans le cloaque des assistantes, et ça, c'est pas donné tous les jours !

Aujourd'hui j'ai ramené mon petit ventilateur personnel de bureau à la maison, ainsi que tous les grigris que j'avais amené pour me porter bonheur et me dire d'être forte. C'est hyper nul les grigris, ils n'ont servi à RIEN.

Demain j'espère que la température ne va pas monter au delà de 27°C... ou
sinon je simule un malaise.

Aujourd'hui, j'ai rangé mon bureau, vidé ma poubelle d'ordi, classé tous les e-mails dans les petits dossiers...

Demain je vais programmer mon message d'absence de ma messagerie... Que mettre à l'intérieur ?

- solution 1 : "mon amour du travail parfaitement exécuté ne me permet pas de rester parmi vous"

- solution 2 : rien, je ne mets pas de message d'absence

- solution 3 : "bande de nazes, je me casse" / "you whole bunch of carpets, I xxxx you"

- solution 4 : "biiiiiiiiiiiiiip biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiip biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiip".


argbleuf...


xoxo






mardi 5 mars 2013

ah ben !

Voilà ! Ca se tire... plus que 2 jours.
Demain
+ Après demain... .

Et hop, finito.

Ce matin j'ai croisé le grand chef : il me convoque pour 1/2 heure jeudi matin, afin de savoir pourquoi, mais pourquoi je m'en vais !


Mon dieu, il va falloir tout expliquer de nouveau...


sans pleurer...




xoxo

lundi 4 mars 2013

Ultra New Wave

Un vent nouveau a soufflé.


Aujourd'hui, après l'annonce officielle de vendredi, je ne savais pas à quelle sauce j'allais être mangée. Soit j'avais droit à tout le tremblement, convocation, entretien, essai de retournage de crêpe par le grand chef, mais j'ai plutôt reçu une mini douche - froide mais compréhensible - avec :
- une convocation dans le bureau de mes 2 chefs qui estiment que je les mets dans la mouise -> oui et ???
- un déplacement de demain à paris (qui était une mini récompense) supprimé -> ben finalement tant mieux, y'a grève !
- un chef du service qui évite mon regard et ne me dit pas bonjour  -> ouf, cela m'évite un énième entretien laborieux
- une arrivée de stagiaire toute neuve à peine présentée à ses compagnons de galère -> ben tiens, manquerait plus qu'elle soit présentée correctement à l'équipe, après avoir été imposée dans le bureau !
- une RH qui me demande ma lettre de démission mais qui en même temps me demande si j'ai passé un bon weekend (duh ???!!!)  -> mais oui je démissionne, no problemo, j'assume, Grace Kelly, c'est moi !



Dans l'après-midi, tiens, comme par nasard, petite visite de l'infirmière dans les bureaux. Elle m'a habilement coincée dans le couloir et j'en ai profité pour lui dire tout haut ce que je pense et que beaucoup pensent dans leurs cerveaux mis en bouillie par 35°C : quand les chefs bourrent les espaces ouverts mais restent seuls dans leurs bureaux, il me parait difficile de tout donner pour la grande entreprise... Ah l'effort de guerre partagé...

Dans le bureau d'à côté, ils passent de 3 à 4 dans les prochains jours... et je n'ose même pas leur demander combien de mètres carrés ils ont. Manque de bol, il y a un cadre dans le bureau... qui en plus vient de l'apprendre par le bas et non pas par le haut...
Comme on disait dans les années 60 : Oula Oups !


Mon départ provoque quelques remous sous-marins... nous verrons si l'onde de choc donne des résultats ou si elle en touche une sans bouger l'autre.

En tous les cas, aujourd'hui il faisait 27°C dans le bureau, et l'infirmière a trouvé l'atmosphère étouffante... Ah bon ? Sans blague ?



xoxo

vendredi 1 mars 2013

bip bip bip biiiiiiiiiiiiiiiiip

C'était couru d'avance... pour refermer une plaie de craquage, c'est pas facile, facile. Et vous me connaissez, ou pas, quand j'ai décidé d'un truc, difficile de revenir en arrière, j'ai pas pour habitude de tergiverser.

J'ai voulu tenir et faire la gentille, rallonger d'un mois pour que l'on me trouve une remplaçante, que je fasse la passation de ballon et que je forme tout partout tout bien la prochaine victime du bureau surpeuplé. Le but ultime étant que mes supérieurs hiérarchiques et mes collègues soient satisfaits et que je parte avec mon lot de bons points et de tapote dans le dos.

Résultat, j'ai pas tenu. Nous avons appris aujourd'hui qu'une 6ème personne allait venir compléter le joli tableau. Dès lundi, une gentille stagiaire viendra faire la fofolle avec nous. 6 personnes dans 32 m².


Moi je dis stop. Stop et Stop. Donc adieu la gentillesse, j'ai eu ma dose, je me tire, et si je m'en vais, je pars la semaine prochaine.
C'est fait, c'est torché, y'a plus à revenir dessus.
Cet après midi ma lettre de prolongation était prête sur le bureau de la RH, je ne l'ai pas signée, je crois que la RH l'a pas très bien pris... surtout quand je lui ai dit (en larmes) "faut pas prendre les gens pour du bétail".

Ouille, Atch... je crois que je peux dire adieu à mes indemnités...

Mais la bonne nouvelle c'est que dans une semaine je suis en vacances !!!

Bon, en vacances, c'est vite dit, il va falloir que je retrouve du taf car je ne vais pas avoir droit au zzzzdik, vu que c'est moi qui met fin à ma période d'essai. Houps, en matière de négociation, je pense que j'ai raté mon coup...

Heu, c'est la crise non en ce moment ?
 


xoxo 



mardi 26 février 2013

radio moquette

Pas besoin d'expert en balistique, la rumeur a une trajectoire assez prévisible. Elle part tout droit du bureau, file au restaurant d'entreprise, bifurque par la machine à café et revient dans les couloirs comme une boule de flipper pour enfin aterrir à l'imprimante.

C'est absolument dingue comme aujourd'hui tout le monde, je dis bien tout le monde, a été gentil avec moi.

KP n'est pas venue se plaindre dans le bureau et elle a chuchoté doucement à mes oreilles lorsque par 2 fois elle est venue me poser une question.
Elle n'a pas non plus beuglé de son bureau du fond du couloir lors de ses conversations avec elle-même et au téléphone.

Dans le bureau fourbi bordel, mes compatriotes de galère ont baissé le ton, se sont excusés de faire du bruit et comble du bonheur, ne me posent plus aucune question qui ne soit pas en rapport avec le travail.



En ce qui me concerne, vider ma besace m'a fait un bien fou et je commence à réaliser pourquoi, depuis 8 ans je suis en travail temporaire que c'est pas définitif et que je m'en fous du boulot. C'est justement pour éviter ce genre de clash et d'overdose.
Je suis prête à faire des compromis et à fermer ma gueule, c'est le jeu, je suis souvent là pour remplacer, aider et soulager les équipes surmenées de la grande entreprise mondiale. Mais quand c'est ma pomme perso qui est impliquée dans les dossiers, le compromis m'est plus que difficile, voire impossible.
Actuellement, aberration des process, on me demande de relancer par téléphone les gens qui ne cliquent pas dans le système.

"Allo ! salut ça va ? Au fait, tu sais pourquoi je t'appelle, oui... oui... T'as cliqué ? Non ? Bon alors clique s'il te plaît parce que Bob attend pour cliquer aussi, et il ne peut cliquer que si toi tu as déjà cliqué, et la semaine prochaine il est en vacances donc il ne pourra pas cliquer et après c'est John qui devra cliquer et on sera bloqués..."

Soit...


En intérim, j'aurais bougonné et je me serais dit : purée, quel boulot de con...
En CDI, je me dis : xuxxn de xorxxx de xxxxttes, quel boulot de con, je le fais pas... non je le fais pas... allez vous xxxrx xxcxxxx, j'ai autre chose à faire de plus important que de demander aux gens de bien vouloir cliquer.


Voilà, par a + b la démonstration que je ne suis pas faite pour le CDI dans la grande entreprise.



xoxo

lundi 25 février 2013

vous l'aurez remarqué

"Lâcher la grappe" est mon expression favorite du moment.

"Lâchez moi la grappe !"

A là fois, la grappe, c'est les cxxilles ?
mouaif... faut que je trouve une autre expression...





xoxo

1 2 3 mouchoir !

C'est lundi, c'est ravioli.
08h35 arrivée au bureau
08h42 arrivée au bureau de ma chef n°2, celle qui n'est pas en vacances
09h45 arrivée au bureau de ma directrice des ressources des hommes et des femmes
10h30 arrivée au bureau de l'open space de mes rêves


1 paquet de mouchoirs plus loin, ainsi qu'un vidage et une vidange de sac en règle plus tard, me voici de retour dans l'antre où le 5S n'existe pas...
Difficile de tenir, le silence est de mise, tout le monde ferme sa moule et me laisse travailler tranquille.
Mon dieu, faut-il pleurer toutes les larmes de son corps pour que les gens comprennent enfin et qu'ils vous lâchent la grappe ?

En résumé et pour faire vite : je me suis retenue de justesse à tout foutre par terre... je ne pars pas la tête haute et le sein arrogant comme dans une tragédie grecque, je me la joue gentille et disciplinée (vais-je un jour me foutre des baffes et des coups de fouet  pour ma docilité de mouton (=ovine?) ?) et je sors à demi mot que "oui... je resterai le temps que l'on me trouve un(e) remplaçant(e)...mon but n'étant pas de mettre mes chefs dans la déjection"

A la fois, si je me barre comme une furie en claquant les portes, je me retrouve à la rue sans une thune après avoir donné 2 ans de ma vie à la grande entreprise, faudrait pas trop voir à pousser mémé vers la sortie des orties !


sur ce, à moi les tranxènes pour tenir encore un mois et une semaine de rab...

la suite au prochain épisode, j'ai un rendez-vous programmée de retournage de dos de RH en fin de semaine...


xoxo



samedi 23 février 2013

Le craquage - fin

PHASE 4 :


C'est vendredi matin, c'est cool, c'est le weekend, vous avez pointé, vous avez tellement bien taffé la semaine qu'il ne vous reste que 4h30 à faire dans le système.

Cool.


Cool.



Vous allumez l'ordi, vous lisez vos mails, 1 ou 2 urgences, c'est bon vous vous y attelez.


Et puis, votre chef vous appelle.
Vous y allez, nia nia, faudra faire çi, faudra faire ça mais bon, votre tête se décompose.
Elle demande : ça va ? Euh là vous dites, non, on en parlera la semaine prochaine.
Ah la semaine prochaine elle est en vacances, bon... ben laisse tomber alors... et hop vous retournez dans votre bureau.


Et là, l'étouffement reprend de plus belle, votre chef, inquiète, reviens et dit, "mais faut qu'on parle maintenant si tu veux"

Ben non parce que là, vous n'êtes pas en état de parler, vu que vous pleurez.

Bon, à 5 dans le bureau, c'est pas top, vous allez chialer votre mère aux chiottes.

Bon, les chiottes, c'est sympa mais faudra bien en sortir un jour.

Vous retournez au bureau et là, vous gambergez.










Trouver un échappatoire.

















Trouver un échappatoire.

























Trouver un échappatoire.
























Me barrer.




















Et là, j'ai éteint l'ordi, j'ai pris mon sac et ma veste, cela faisait une heure que j'étais au bureau. J'ai juste dit "j'ai besoin de prendre l'air" et je suis partie, pris le métro, pris le train, et je suis rentrée chez moi.






Voilà un craquage en bonne et due forme en 4 phases.
YOUPI !!!!
7 semaines, et hop, un craquage.


A la fois, beau score non ?






xoxo

Le craquage - suite

PHASE 3 :

Votre chef n°1 vient vous voir, l'air de rien et vous donne quelques trucs à faire et demande comment ça va.



Bon, là vous répondez franchement : "Bof c'est pas la joie".

Que peut-elle faire pour moi, me dit-elle.

"Ben, me sortir de ce xxxxin de bureau".


Or ce n'est pas possible, tous les millimètres carrés de la grande entreprise sont utilisés et vous n'avez aucun échappatoire.

Bon, c'est jeudi, ça ira mieux demain, en plus, ça tombe bien ce soir il y a impro et demain c'est le weekend.





xoxo

Le Craquage

Le craquage est un concept de grande ou petite entreprise qui se découle en plusieurs phases.

PHASE 1 :

Tout d'abord, il y a les réflexions journalières des personnes qui partagent votre bureau et qui se mêlent de tout, de rien et qui surveillent vos faits et gestes.

Du style : vous ramenez un produit dans le bureau et vous tentez de le brancher, et là, vous avez 4 personnes qui vous indiquent où brancher votre appareil.
Moi je dis non, ou plutôt je pense très fort : "mais bordel, lâchez moi la grappe, je suis encore capable de trouver un trou dans une multiprise toute seule". Et pourtant, les trous, c'est pas mon domaine.

D'un autre style: il faut toujours dire à quelle heure et où vous allez manger. Cela rassure vos compatriotes de bureau. Ainsi, à la question : "tu manges où et à quelle heure ? On y va ensemble ? " Au bout de 6 semaines à raison de 1 ou 2 fois par jour par mail ou de vive voix, vous avez juste envie de dire à votre interlocuteur : "Ferme ta bouche et va manger tout seul, si ça se trouve, je vais aller manger mon xaxa toute seule dans les toilettes".






PHASE 2 :

Ensuite, il y a les réflexions des gens qui ne partagent pas votre bureau mais qui considèrent votre bureau comme un lieu où on peut décharger ses émotions et venir aussi vous donner des ordres.

Ainsi, KP, la grande assistante du grand chef, vient régulièrement se plaindre des maxi malheurs qui lui arrivent. Oh mon dieu, une livraison a mal été faite. Oh mon dieu, elle a terminé à 20h la veille. Oh mon dieu, son chef l'enquiquine et est méchant gratuitement avec elle.

De plus, KP, (qui ne s'est pas sorti une seule fois le doigt de la xxxxx pour vous aider à prendre votre poste et vous a bien laissée dans votre xxxde informatique lorsque pendant 4 semaines d'affilé vous avez tenté d'avoir tous les accès à tous les logiciels qui vous sont nécessaires) vous donne des ordres sur ce que vous devez faire sans vous donner un seul coup de main, ça vous refile des petits boutons d'énervement.

Exemple : KP, ainsi que toutes les assistantes du service reçoivent un courriel de la très très grande assistante du très très grand chef. On doit toutes lui envoyer les éléments concernant les produits chintokaille que la grande entreprise à lancé depuis 12 mois. Etant donné que je n'étais là que depuis 1 mois, un petit coup de main de KP, la xxxx qui est là depuis 4 ans, aurait été sympathique, ou du moins une aide proposée de sa part me semblait opportune. Au lieu de cela, elle m'a bien laissée dans ma mouise et est venue en personne me relancer dans le bureau en me disant que C, le très très grand chef, attendait les éléments.


Je l'ai donc mouchée avec une phrase simple et sans équivoque lorsqu'elle m'a dit : "mais au fait, j'ai une idée..."

Je lui ai rétorqué : "oui tu as peut-être l'idée que je pourrais me tirer à la fin de ma période d'essai".

Et je suis sortie du bureau en la laissant en plan.


dosis

7ème semaine de CDI dans la grande entreprise.
Miam, miam, miam, j'ai envie de tous me les faire à la tronçonneuse et au détergent pour toilettes.
Ah, mince, le monde de la grande entreprise n'est pas que Amour, Tendresse et Don de Soi ?
Non.
Le constat est clair, j'ai 2 gros points noirs qui me pendent au nez.

1) le bureau est minuscule et j'étouffe. La promiscuité et moi, ça ne fait pas bon ménage. 25°C tous les jours pendant 9heures, il y a de quoi tuer un stagiaire ou une pipelette de sang froid.

2) dans tous les jolis devoirs qui me sont donnés par ma hiérarchie, il n'y a rien qui me fasse mouiller la culotte.


Bref, le tout mélangé, j'ai relu mon contrat, je me pose plein de questions et j'en suis venue à la conclusion que ma période d'essai était non concluante.

Bon, à la fois, j'ai aussi craqué nerveusement vendredi, et là, c'était pas joli joli à voir.
Si si, j'ai craqué. Ca arrive même aux meilleurs.


La suite plus haut.


xoxo

mercredi 20 février 2013

* - + // *- +++

Comment dire, faut-il associer des images à des mots ?
Faut-il écrire ses pensées les plus profondes ?
Faut-il envoyer chier tout le monde ?

Aux deux premières questions, je ne saurais répondre, à la troisième je réponds OUI.

La semaine dernière, j'ai envoyé chier une chercheuse de xxxxe qui se mêlait de tout sans jamais me filer un coup de main alors que je nage dans la semoule depuis le début de ma prise de poste.

Joli coup, depuis elle me lâche la grappe intégralement, je ne l'ai plus sur le dos et elle ne m'adresse la parole que pour me donner le "bonjour".

Merci dieu de la vie qui m'a appris à ne plus être gentille.
Les emmerdeurs ont toujours raison, je viens de l'apprendre.


xoxo

samedi 2 février 2013

Essayons tout de même d'en rire...

Alors en vrac et dans le désordre...

Dans le bureau :

Nous n'avons pas le droit d'ouvrir des friandises ramenées d'un voyage exotique de notre chef car ces friandises contiennent une graine dont l'odeur indispose ma jeune collègue. Nous avons par conséquent interdiction formelle d'ouvrir le paquet.

Nous n'avons pas le droit d'ouvrir les fenêtres pour aérer car ma jeune collègue a froid. Mais à 5 dans le bouzin on étouffe vite, tellement vite qu'en plein mois de janvier, j'ai un ventilateur sur mon bureau. A midi, on pourrait en profiter pour ouvrir un peu, mais non, autant tous respirer le même air pendant 12 heures, histoire qu'on ait tous la même tête en fiotte en fin de journée.

Nous n'avons pas de droit de fermer la porte car cela veut dire qu'on ne veut pas être dérangés et personne ne comprend. Donc tout le monde nous pose la question "Pourquoi vous fermez la porte ?" Sous-entendu : vous êtes à disposition de tout le monde à toute heure donc on veut vous avoir à l'oeil.

Dans le service tout le monde se mêle de tout mais personne ne fait rien. Résultat tout le monde s'énerve car personne ne sait tout et tout le monde ne connaît qu'un petit bout. Ca s'appelle le chaos organisé. Ainsi quand ma chef, en salle de réunion, me demande de lui rapporter du café, tout le monde est au courant, et tout le monde y met son grain de sel : "ah bon, il y a qui en réunion ?" "Ils font quoi ?" "Ils vont manger où à midi ?" ...

Et ce n'est qu'une infime partie de ce qui m'a été donné de vivre depuis 4 semaines.
Par conséquent hier soir j'étais une lavette à deux doigts de pleurer et je me voyais en train d'abandonner la grande entreprise à la fin de mes 2 mois d'essai.
Mais ce matin j'ai repris du poil de la bête et telle une warrior de la world company, je me suis fixé des objectifs à court et à long terme :

Mes objectifs à très court terme sont :
- me mêler de ce qui me regarde et fermer ma gueule.
- mettre mes écouteurs le plus possible afin d'avoir une bulle protectrice, sinon je fais l'éponge et je chope tout le stress et les conneries ambiantes.

Mes objectifs à long terme sont :
- me mêler uniquement de ce qui me regarde, fermer ma gueule et envoyer chier tout le monde.
- mettre mes écouteurs 24/24 et envoyer chier tout le monde.


 
Il va falloir que je récupère mon karma d'intérimaire, je crois qu'il est parti avec la signature à l'encre de mon sang sur ce contrat en CDI...

Saloperie de grande entreprise !



xoxo

S4 - euh... en fait... j'ai changé d'avis...

Cette semaine n°4 se termine sur un certain désespoir car je ne sais pas comment je vais tenir. Alcool, bouffe et alcool risquent d'être mes béquilles pour les prochains mois, voire les prochaines années.

Les nombreuses énergies croisées contenues dans le bureau me donnent l'impression d'être dans un cocktail d'hormones étouffant et lourd. Mes deux collègues de 25 ans ont des conversations portant sur leur pilule et leurs sacs à mains à 900 euros. Le petit stagiaire abonde dans leur sens et cherche à tout prix leur compagnie à midi. Il intervient dans leurs conversations et ignore totalement les deux autres nanas du bureau, l'une pourrait être sa mère, l'autre c'est moi.

Cette semaine passée regorge tellement d'évènements qui m'ont mise hors de moi que je ne n'ai même plus le courage d'en rire, de m'en détacher et de les raconter.

Bref, l'angoisse me guette, ai-je fait le bon choix ? Comment puis-je encore tenir 5 mois dans ce bureau infâme ? Et quand en plus le virement arrive en étant écorné car je n'ai pas attaqué le 1er jour du premier moi de la première année de CDI, je me dis que je suis bien nouille de me faire autant de mouron.

Bon, vous me direz, keep kool, keep zen et tout ira bien. N'empêche que pour essayer de me sentir bien dans la cage à poules (dans laquelle ma collègue blondasse hurle 4 ou 5 fois mon prénom lorsque j'ai les écouteurs avant de comprendre que oui, je fais semblant de ne pas l'entendre...) j'ai décidé ce matin de m'acheter plein de gris-gris pour décorer mon petit espace vital.

Et lundi j'arrive avec mon sac de bordel pour marquer mon territoire.
Na !


xoxo



samedi 26 janvier 2013

S3

3ème semaine et j'ai déjà le cerveau vide !
3ème semaine de dur labeur et j'ai déjà envie de tarter plein de monde !

J'ai envie de tarter ma collègue du fond du couloir qui beugle pour un rien et qui s'énerve contre le grand chef en déplacement au fin fond de l'asie du sud-est.

J'ai envie de tarter les deux minettes de 26 ans qui s'échangent les bons plans devant tout le monde pour avoir le dernier bracelet à la mode en soldes à des prix compétitifs alors qu'elles baignent dans le marketing et qu'elles se font avoir comme des bleues.

J'ai envie de tarter la golfeuse blonde qui tapote sur son ifion toutes les deux minutes et qui beugle après la RH car elle n'a pas le droit de faire du télétravail le jour où son plombier vient lui déboucher les tuyaux et qu'il faut qu'elle prenne un jour de congés mais c'est hors de question car elle a besoin des sous et de tous ses congés.


J'ai envie de tarter ma collègue qui me refile ses dossiers et qui est incapable de me donner une information claire et précise et qu'en 3 semaines j'ai déjà soulevé 3 loups.

J'ai envie de me tarter moi-même quand j'aide le petit stagiaire et que le lendemain il repose exactement la même question à la golfeuse blonde.

Ah mais je ne tarterai plus personne le lendemain de ma première paie... Vénale que je suis !


xoxo

lundi 21 janvier 2013

Si tu es blonde ...

Et que tu t'appelles Xxxxxe-Xxxe, que tu parles avec une voix aiguë et que le samedi matin tu vas au golf avec ton chéri tout en ayant moins de 30 ans, alors tu plais à tous les jeunes hommes de la terre.

J'ai voulu me la jouer sympa avec le jeune stagiaire pré pubère installé en face de moi. Lors des premiers jours, j'ai répondu à toutes ses questions, j'ai été cool. (Enfin il me semble)... Mais bon, je ne suis pas blonde et je ne rigole pas comme une chèvre à ses blagues ni je ne mange ma salade verte sans sauce avec lui tout en racontant l'achat de mon dernier sac à mains lors des soldes. Donc à présent il ne m'adresse plus la parole. Il préfère poser ses questions à la jeune femme blonde sortie de grande école de marketventcombizzznesssssse assise derrière lui. Il en est baba d'admiration.

J'ai dû passer du côté des "vieilles qui font chier" ou des "pas drôles".
J'ai plutôt l'impression de rester "professionnelle" dans un open space où si on se met à 5 pour raconter sa vie de parties de golf et de soldes, on ne s'en sort plus.

Oulà là là là...  la rabat joie de service, c'est moi ! Tant pis, je n'en ferai pas "ma chose" de ce petit stagiaire. Bon à la fois, on n'attrape pas les étudiants en école de commerce avec une maîtrise de langues.


Quoi que...


xoxo 

Le revoilà le lundi

Intérimaire ou en CDI, c'est le même topo, le lundi matin, c'est toujours puxxxx de chagrin.

Je me suis montrée au bureau, la tête mal sortie du seau et une de mes collègues m'a demandé si j'avais passé un bon weekend.

Mais qu'est-ce qu'elle en a à fiche de mon weekend ? Je lui demande moi si elle a passé un bon weekend ? Je m'en tape le coquillard, qu'elle me fasse un mail pour me le raconter son fichu weekend, histoire que je le mette en INDESIRABLES dans mon Outlook de mes xxxx.

Bon bref, je n'étais pas d'humeur jouasse aujourd'hui. Mais je crois surtout que c'est parce que je ne suis pas contente de moi. J'ai merdé et merdé grave. J'ai été une buse avec mon équipe d'impro et je m'en veux.
Ca m'a un peu travaillé la cervelle et il faut que j'arrive à me lâcher sur scène et pour l'instant, le seul moyen que j'ai trouvé c'est de me saoûler la tête au gros rouge ou à la bière, histoire d'être détendue.

Il va falloir remédier à tout ça, ce n'est pas grave si mon équipe d'impro est arrivée dernière du concours hippique, le tout c'est d'être toujours dans la course et de ne pas tuer la bête.

C'est promis, j'essaie d'être plus gentille avec moi et mes coéquipiers, qui ont sûrement des remarques à me formuler.

Oh oui Oh oui Oh oui, frappez moi !

xoxo

dimanche 20 janvier 2013

2 semaines d'apnée

Dans la grande entreprise, le recrutement c'est la base de tout.
Ainsi, la personne qui avait été choisie pour me remplacer après mes 6 semaines d'intérim, a dû repartir fissa chez elle.

La cause : une clause de non concurrence dans son ancien boulot.

Résultat : dès ma deuxième semaine de nouveau boulot CDI, j'ai été l'objet d'une âpre négociation entre mon N+2 et mon ancien N+2. Je suis tellement performante qu'ils ont décidé d'un commun accord, sans que je sois informée au préalable, que je devais aider mon ancienne équipe 1 jour par semaine jusqu'au remplacement définitif.

Bien entendu, autant être un bout de bidoche sur pattes, c'est pareil. Je n'ai pas eu mon mot à dire et j'ai été sommée d'accepter.
Résultat je me tape 2 activités, je fais le grand écart, je jongle avec les courriels et les coups de fils tout en essayant de comprendre mon nouveau travail.

Ils ont déjà réussi à me dégoûter dès la 2ème semaine, je ne pensais pas que cela irait aussi vite !

Le tout sous les conseils avisés du service des denrées humaines périssables.


xoxo





lundi 7 janvier 2013

Jour J - D day - T Tag



Aujourd'hui fut un grand jour, le jour où j'ai enfin trouvé ma destination finale, mon but ultime dans la vie : l'open space de mes rêves. Dans cet espace ouvert j'ai trouvé de suite mon bureau, qui, vide et esseulé, m'attendait en reniflant. En fin de matinée, l'informaticien prestataire de service m'a offert le Saint Graal : un ordinateur entièrement neuf avec écran maousse géant, une souris ergonomique et un clavier qui fait beaucoup trop de bruit.

Face à moi est venu s'installer un tout nouveau stagiaire, vierge de la grande entreprise, qui répond au doux prénom de F.
Je soupçonne F de ne s'être rasé qu'une seule fois dans sa vie.
Je vais en faire ma chose, mon toutou. Je vais devenir son exemple, son guide spirituel et il va me vénérer. Déjà rien qu'aujourd'hui il nous demandé quel serait le code vestimentaire à adopter. Une réponse me taraude : rouge carmin le lundi et nu et épilé le vendredi ?

Bref, le seul et unique couillu de la salle, qui pourrait être mon fils (oh... j'exagère à peine), va me poser toutes les questions merdiques et inimaginables ; et dans six mois il va se barrer, et dans 6 mois il faudra recommencer. C'est ça la formation des stagiaires.

Dans la ménagerie, nous sommes 4 êtres humains de sexe féminin et 1 de sexe masculin à se partager un espace vital, qui péniblement essaie de subsister au milieu des cartons de bordels de produits asiatiques. Une jungle atroce où heureusement je suis près de la porte de sortie, mais aussi en pleine ligne de mire de toutes les personnes qui passent dans le couloir. Bref, quoi que je fasse, l'open space est tellement open que j'ai :

- à ma gauche : une fenêtre de cloison donnant sur le bureau voisin
- à ma droite : la porte d'entrée unique de notre espace donnant sur le couloir déambulatoire
- derrière moi : une collègue qui a pleine vue sur mon écran gigantesque
- face à moi au premier plan de bureau collé serré : le jeune testostéroné
- face à moi au second plan de bureau de profil : deux collègues femelles

Bref, je suis cernée et je ne pourrai pas me jeter profondément dans la fumisterie et la lecture des mails, ni dans l'écriture de nouvelles, et encore moins dans la rédaction de blog.

SHIT ! De beaux jours m'attendent.




xoxo







C'est fait

Quand j'ai senti mes aisselles ce soir, je me suis rendue compte que j'avais travaillé.

Alors oui, ce blog va vous raconter le charbon, la sueur, les larmes et le sang qui vont couler lors de ces prochaines semaines de dur labeur devant l'ordinateur. Car même si je connais mes collègues, je ne connais pas le travail qui m'attend...

Je vais en chier, mais tel Belmondo dans les années 70 ou Brigitte Lahaie également dans les années 70, je vais l'exécuter avec panache, brio et fierté.

Je vais surtout demander à mes collègues frileuses de baisser le chauffage et de mettre des pulls, histoire que je ne mouque pas la brebis dès 11h30 juste en restant assise le cul posé sur une chaise à tapoter des e-mails.



xoxo 



dimanche 6 janvier 2013

comme à l'école

J'ai préparé mon petit sac pour demain.
J'ai mis des crayons, mon pot à crayons, ma tasse de thé assortie, mon chèque pour la cantine, 2 paquets de mouchoirs, mes dossiers secrets de mon ancien boulot d'il y a une semaine (au cas où j'aie une interro surprise de mon ancienne chef), mon abonnement de transport scolaire...

Maintenant il ne me reste plus qu'à sortir ma culotte, mes chaussettes, mon pantalon, mon tee-shirt et mon pull de la rentrée, et je serai fin prête.
J'ai le blues du dimanche soir, c'est cool...



xoxo


samedi 5 janvier 2013

C'est psychosomatique

J'attaque le CDI lundi et hop, j'ai la crève ce weekend.

A croire que j'appréhende le travail en longue, longue, longue, longue, longue, longue durée...


Bon à la fois, deux mois d'essai, ça passe vite et après je peux toujours toucher le chômdu...

Y'en a un qui ne va pas être content si je lui dis ça !





xoxo

vendredi 4 janvier 2013

que des trucs fous




Oui, vraiment en un mois, il aurait pu m'arriver des trucs de dingue, d'où mon silence prolongé... Genre, j'aurais pu voyager en Asie, rencontrer le Dalaï Lama, faire des calinous à un tigre, passer des vacances sur une île paradisiaque avec Robbie Williams, essayer des robes de mariées, me faire tondre le crâne pour une expérience futuriste sur mon cerveau, trouver par hasard le remède pour le cancer, vendre mon appart et vivre d'amour et d'eau fraîche à Berlin dans un squat d'artistes, mais non...

En fait, ce qui s'est passé, c'est que j'ai eu du mal à tout gérer de front. L'arrivée de Noël et le rythme du vrai travail qui fait suer et ce pxxxxx de réveil qui sonne à 06h30.

C'est tout.


Enfin, bon il m'est aussi arrivé d'autres trucs si je fouille bien dans mon agenda :
- une première fois en tant que conductrice sur le périphérique parisien : c'est bien malin
- 4 entretiens professionnels (RH+N1+N2+RH) pour une embauche dans la grande entreprise : c'est pas la crise
- un frottis cervico-vaginal : c'est génial
- des 30 ans en noir et blanc : c'est bluffant
- 3 repas de Noël professionnels : c'est irrationnel
- une murge la veille de la signature avec d'un contrat en CDI : c'est pas joli joli


Bref, tout ça pour dire que l'année 2012 s'est terminée sur un évènement MAJEUR.

Oyé oyé oyé. Après 8 ans de CDD, intérim, CNE, chômage, pas chômage mais pas travail pour autant, glandes en tous genres, je me case, je me range des camions, je succombe à la tentation de la grande entreprise qui me tend les mains et m'ouvre ses bras velus et gluants, je me mets une chaîne dorée autour du cou. J'ai signé un CDI.  Je passe de l'autre côté du mur.

Je vais décevoir une grande partie de mon fan club de la zen attitude de la vie, j'avoue que j'ai un peu l'impression de m'être vendue au capitalisme, mais je me rassure la cervelle avec le dicton : "il n'y a que les cons qui ne changent pas d'avis".  Et puis surtout maintenant je vais pouvoir faire chier les stagiaire, les intérimaires et les remplaçants BORDEL !

Le plus bizarre c'est que maintenant je sais où je serai l'année prochaine ! Dingue non ! C'est ça le truc de dingue qui m'arrive. Je sais où je serai dans 12 mois ! YOUPI, je serai derrière le bureau B12, avec mon ordi numéroté lyo2212-26578//147 à côté de MA collègue à vie et en face de mon autre collègue à vie. YOUPI.

Enfin, encore faut-il que je passe la période d'essai...



xoxo


jeudi 3 janvier 2013

3 décembre - 3 janvier

Mais que s'est-il passé en un mois ?

... ? ...




xoxo